SI J’ETAIS UNE VOITURE SUR LE PLATEAU
La Terre est un grand plateau de jeu de société, de jeu de stratégie, où des règles régissent nos déplacements, nos actes. Nous pouvons rarement y échapper, alors nous jouons.
Certains choisissent la Botte, d’autres le Train, un troisième le Chien ou la Voiture.
Je choisis la Voiture, je lance le dé. Je joue, comme les autres. L’avantage du plateau est de ne pas avoir le nez dedans. On peut, si on ne se prend pas trop au jeu, essayer de regarder, de cerner son territoire. Le but du jeu est alors de déposer des balises le long de son parcours, d’essayer d’avancer, de construire à coup de dés parfois ; brique par brique, surement.
Et surtout, d’apprendre, puisque au fond c’est comme cela qu’on avance. Alors on se retrouve autour du plateau avec l’autre face à soi, on essaye d’échanger, de partager, de réfléchir pour construire et se construire.
Puis, c’est le moment de commencer à prendre des décisions, de faire des choix, de proposer des partis prix, proposer nos constructions ou nos ruines. Il est temps de monter, démonter, remonter, toujours rester en balance entre deux échafaudages, l’oreille tendue, l’oeil ouvert, toujours rejouer.
Alors, chacun avance, chacun essaie de se frayer un chemin sur ce plateau déjà bien encombré.
Certains, après une révolution de plateau, passent par la case départ, récupèrent les billets, factices, et peuvent alors payer, acheter, délimiter leur territoire. Ils feront ensuite payer le Train, la Voiture, le Dé à coudre, poussés par leur dé dans l’antre du Chien. La Botte restée en prison, mise au ban du plateau, elle paye sa part par son absence du jeu.
Et chacun, le dimanche après midi, assis autour d’une table, joue son rôle à merveille, comme si le jeu de sa semaine ne lui avait pas suffi. Comme si sa soif de gagner allait pour une fois être rassasiée, comme si tout était soudain possible, comme si tout pouvait alors être rejoué, sa vie changé le temps d’une après midi entre amis.
La Terre est un grand plateau de jeu de société, de jeu de stratégie, où des règles régissent nos déplacements, nos actes. Nous pouvons rarement y échapper, alors nous jouons.
Certains choisissent la Botte, d’autres le Train, un troisième le Chien ou la Voiture.
Je choisis la Voiture, je lance le dé. Je joue, comme les autres. L’avantage du plateau est de ne pas avoir le nez dedans. On peut, si on ne se prend pas trop au jeu, essayer de regarder, de cerner son territoire. Le but du jeu est alors de déposer des balises le long de son parcours, d’essayer d’avancer, de construire à coup de dés parfois ; brique par brique, surement.
Et surtout, d’apprendre, puisque au fond c’est comme cela qu’on avance. Alors on se retrouve autour du plateau avec l’autre face à soi, on essaye d’échanger, de partager, de réfléchir pour construire et se construire.
Puis, c’est le moment de commencer à prendre des décisions, de faire des choix, de proposer des partis prix, proposer nos constructions ou nos ruines. Il est temps de monter, démonter, remonter, toujours rester en balance entre deux échafaudages, l’oreille tendue, l’oeil ouvert, toujours rejouer.
Alors, chacun avance, chacun essaie de se frayer un chemin sur ce plateau déjà bien encombré.
Certains, après une révolution de plateau, passent par la case départ, récupèrent les billets, factices, et peuvent alors payer, acheter, délimiter leur territoire. Ils feront ensuite payer le Train, la Voiture, le Dé à coudre, poussés par leur dé dans l’antre du Chien. La Botte restée en prison, mise au ban du plateau, elle paye sa part par son absence du jeu.
Et chacun, le dimanche après midi, assis autour d’une table, joue son rôle à merveille, comme si le jeu de sa semaine ne lui avait pas suffi. Comme si sa soif de gagner allait pour une fois être rassasiée, comme si tout était soudain possible, comme si tout pouvait alors être rejoué, sa vie changé le temps d’une après midi entre amis.